[AfrICANN-discuss] FW: ADIEL: « Protéger l'avenir de l'Internet en Afrique : En prévision de la mise en œuvre du protocole IPv6 »
Anne-Rachel Inne
anne-rachel.inne at icann.org
Tue Nov 24 10:09:10 UTC 2009
From: Seyni FATY [mailto:Seyni.FATY at artp.sn]
Sent: Tuesday, November 24, 2009 8:50 AM
To: lillian at afrinic.net; Anne-Rachel Inne; adiel at afrinic.net; Stephanie Moorghen-Bernon
Subject: TR: ADIEL: « Protéger l'avenir de l'Internet en Afrique : En prévision de la mise en œuvre du protocole IPv6 »
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L'ARTP au service du citoyen pour faire du Sénégal un pôle d'excellence dans les T.I.C
De : queditlapresse
Envoyé : mardi 24 novembre 2009 08:31
À : circulaire
Objet : ADIEL: « Protéger l'avenir de l'Internet en Afrique : En prévision de la mise en œuvre du protocole IPv6 »
Bonjour à Tous,
La presse du jour est en piéce jointe
La cérémonie d’ouverture de la 11e réunion d’AfriNIC est prévue aujourd’hui à 09h30 au Radisson Blu Hôtel. L’Etat du Sénégal sera représenté par Mme Aminata TALL, ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République et accompagné de Monsieur Michel Lamotte, conseiller dans les TIC du Président de la République. Mme la ministre d’Etat aura à ses cotés le Directeur Général de l’ARTP, Monsieur Ndongo Diao et le Directeur Général d’AfriNIC Monsieur Adiel Akplogan.
Ci-dessous une interview de Monsieur Adiel Akplogan Directeur Général d’AfriNIC. La version originale du présent entretien est parue dans le magazine «e-Stratégies Africa», publication trimestrielle consacrée au développement technologique sur le continent africain et repris par « les nouvelles de l’UIT » dans son numéro 4.
Bonne lecture
« Protéger l'avenir de l'Internet en Afrique : En prévision de la mise en œuvre du protocole IPv6 »
La croissance de l'Internet en Afrique est actuellement sérieusement compromise. En fait, une bonne partie du développement économique du continent est tributaire des efforts qui seront déployés pour remédier à cette situation aussi rapidement et efficacement que possible. La plupart des pays et des continents sont concernés, mais la menace est particulièrement grave dans le cas de l'Afrique.
Au moment de la création de l'Internet, il avait été prévu d'attribuer dans le monde quelque quatre milliards d'adresses de protocole Internet (IP). Appelées adresses IPv4 (abréviation de la version 4 du protocole), ces adresses sont des identifiants numériques attribués à des éléments d'un réseau informatique utilisant le protocole Internet pour communiquer.
Or, aujourd'hui, 85% de ces adresses sont déjà attribuées ou réservées, ce qui signifie qu'aux alentours de 2011 on sera totalement à court d'adresses non attribuées. En l'absence d'adresses de remplacement, l'Internet «irait droit dans le mur» et son expansion future serait fortement compromise.
En tout, AfriNIC a attribué à ce jour 20 millions d'adresses IP. Alors que, sur le continent africain, le taux d'accès au large bande est assez faible et que cette technologie n'est pas encore couramment adoptée, l'utilisation des technologies mobiles, elle, progresse rapidement, d'où une accélération de l'utilisation du protocole Internet et des adresses IPv4 et, à terme, de l'épuisement de cette réserve d'adresses.
Selon les prévisions d'AfriNIC et des quatre autres registres Internet régionaux dans le monde, il apparaît que le contingent d'adresses IPv4 attribuées à l'Afrique va vraisemblablement se tarir bien avant l'échéance de 2011 prévue pour le reste du monde et que, si l'on ne parvient pas à remédier à cette situation, le développement de l'Internet et l'innovation, ainsi que la croissance économique des nations africaines, en souffriront certainement.
On voit, d'après le nombre d'adresses IPv4 attribuées à l'Afrique, qu'il ne faut pas sous-estimer, pour la région, les potentialités économiques d'un succès tangible de l'Internet. En ce qui concerne la distribution des adresses IP, l'Afrique à l'heure actuelle n'occupe que 2% de l'espace total d'adressage IPv4, alors même qu'au cours des deux dernières années, le nombre de demandes d'adresses IPv4 y a augmenté de plus de 100%. Plusieurs pays africains ont eu des taux de croissance de l'utilisation de l'Internet à trois chiffres ces dernières années. Du fait que l'accès à l'Internet passe par des appareils mobiles et qu'il existe une très forte demande latente pour l'Internet mobile, l'avenir de l'Internet en Afrique est aujourd'hui suspendu à l'adoption rapide de la prochaine génération d'adresses IP, ou IPv6.
Contrairement à ce qui s'est passé avec le protocole IPv4, la réserve d'adresses IPv6 disponibles dépasse le chiffre faramineux de 340 milliards de milliards de milliards. Alors qu'un très grand nombre d'adresses IPv4 sont déjà attribuées ou réservées, AfriNIC a récemment exhorté les gouvernements de l'ensemble du continent à s'attaquer à ce problème, tout en invitant instamment les opérateurs de télécommunication à créer un groupe spécialisé chargé de commencer à planifier la mise en œuvre du protocole IPv6.
Succès du mobile et IPv6
L'attribution récente d'un nombre important d'adresses IPv4 récemment attribuées s'explique par le fait que des opérateurs de téléphonie mobile ont renoncé à leurs adresses IPv4 privées pour adopter des adresses IPv4 publiques afin de répondre à la demande de services de données. L'utilisation d'appareils mobiles pour l'accès à l'Internet dans la région devrait être au centre des préoccupations des dirigeants des secteurs public et privé et la mise en œuvre du protocole IPv6 sera à cet égard un facteur déterminant.
Cette mise en œuvre devra être aussi rapide et efficace que possible — condition indispensable au développement économique de l'Afrique. D'après les prévisions, le succès du protocole IPv6 devrait être plus rapide que celui de son prédécesseur IPv4; néanmoins, les pouvoirs publics et les opérateurs de télécommunication ont un rôle essentiel à jouer dans cette réussite. La croissance de l'Internet en Afrique étant tributaire de la mise en œuvre du protocole IPv6, les pouvoirs publics et les opérateurs de télécommunication doivent à cet égard montrer l'exemple en mettant à disposition du contenu en format IPv6.
Pour que cette mise en œuvre soit efficace, les décideurs doivent insister sur la nécessaire compatibilité IPv6 des infrastructures de télécommunication, publiques et privées, par exemple en veillant à ce que les équipements et applications de télécommunication importés soient compatibles IPv6. En effet, de nombreux équipements déjà anciens ne satisfont pas aux normes IPv6, mais satisfont à celles de l'ancien protocole IPv4. Pour y remédier, plusieurs organisations ont imposé que tous les nouveaux équipements soient compatibles IPv6.
Pour faire connaître ce nouveau protocole, il faut également assurer la formation des acteurs de l'Internet. Le libre accès à des cours de formation aidera les organisations à assurer une transition harmonieuse vers le protocole IPv6. AfriNIC a déjà fourni une formation gratuite à des opérateurs de réseaux dans plus de 30 pays d'Afrique, d'où une augmentation de 400% du nombre d'adresses IPv6 attribuées dans la région.
La planification doit débuter dès aujourd'hui
Le succès d'une transition bien organisée et en douceur passe par une planification efficace, l'évaluation devant débuter au niveau des infrastructures essentielles et se poursuivre jusqu'à l'extrémité du réseau. En analysant la chaîne opérationnelle, il est possible de déterminer précisément les endroits où intervient le protocole IP et où de nouveaux logiciels ou matériels compatibles IPv6 doivent être adoptés. En outre, en évaluant à un stade précoce la compatibilité des équipements, on peut entamer le processus de mise à niveau et les partenaires pourront ainsi se faire une bonne idée des besoins et des capacités d'adaptation de la chaîne logistique.
En dernière analyse, l'Afrique a besoin de tirer les enseignements de l'expérience d'autres régions telles que l'Asie et d'adapter certaines bonnes pratiques à ses propres conditions.
Le protocole IPv6 aura une influence très bénéfique sur l'utilisation de l'Internet mobile en Afrique. En effet, tirant parti de l'expérience du protocole IPv4, il présente désormais des caractéristiques qui facilitent beaucoup l'accès. A titre d'exemple, des fonctions de sécurité sont intégrées dans le protocole IPv6 et il est possible de sécuriser des données IPv6 dès le stade de la construction. Autrement dit, il sera possible de développer des applications articulées autour de ce protocole, de même qu'on pourra, en toute sécurité, chiffrer des données, même en étant en déplacement. Du fait que la mobilité est intégrée dans le protocole IPv6, on arrivera à un stade où les adresses IP feront partie intégrante de l'identité de l'utilisateur et où il sera possible de joindre quelqu'un, quel que soit l'appareil utilisé, en utilisant une même adresse IP.
Bien que l'Afrique ne détienne qu'une petite partie des adresses IP dans le monde, il est encourageant de voir qu'elle adopte progressivement ce nouveau protocole. C'est d'ailleurs sur ce continent qu'il rencontre le plus de succès, ce qui donne de bonnes raisons d'espérer. Néanmoins, de plus amples travaux sont nécessaires pour assurer l'adoption du protocole IPv6 à l'échelle de tout le continent et dans les meilleurs délais.
Outre la gestion et la distribution des ressources de numérotage Internet, AfriNIC appuie le développement de l'Internet sur l'ensemble du continent, afin de renforcer l'autogouvernance du réseau et d'encourager l'élaboration de politiques participatives. Pour une mise en œuvre efficace du protocole IPv6, les décideurs doivent dès aujourd'hui prendre des mesures afin de rendre la compatibilité IPv6 obligatoire au niveau des infrastructures publiques et privées. Un autre facteur essentiel est la nécessité d'assurer la compatibilité IPv6 des équipements et applications de télécommunication importés. Les opérateurs de télécommunication doivent repenser leur approche. En raison de la rapide expansion de l'Internet mobile en Afrique, l'avenir de l'Internet dans la région dépend de la planification immédiate du protocole IPv6 par tous les partenaires des secteurs public et privé. Il est impératif qu'ils commencent à planifier la mise en œuvre de ce protocole à l'échelle du continent.
Bien qu'AfriNIC soit parvenu à faire quadrupler le nombre d'adresses IPv6 attribuées dans la région, ce nombre ne représente que quelque 26% des réseaux utilisant le protocole IPv4 dans la région concernée. Les statistiques journalières montrent que moins de 30% des adresses IPv6 attribuées sont visibles sur l'Internet. Des mesures énergiques sont prises et vont dans le bon sens, mais il reste encore beaucoup à faire et cette tâche relève de la responsabilité de tous.
l'ARTP au service du citoyen pour faire du Sénégal, un pôle d’excellence dans le domaine des TIC
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